CONSTRUIRE L'AVENIR ENSEMBLE
 

05/11/2009

le projet de barrage sur l'Auzance

Point de vue sur le projet de barrage sur l'Auzance

Le projet de barrage sur l'Auzance On parle d'une retenue sur l'Auzance depuis trente ans. Ce barrage fait partie du schéma départemental d'alimentation en eau potable adopté par « Vendée eau « le syndicat départemental d'eau potable en 2004 . Toute une série de motions « pro-barrage » ont été orchestrées et adoptées au premier trimestre 2009 par des communes, communautés de communes et autres syndicats d'eau du Nord Ouest inféodées au pouvoir départemental.
Diverses raisons ont de tout temps motivé de tels aménagements : irrigation et lutte contre la sécheresse, alimentation en eau des populations, régulation des crues, et plus récemment production d’énergie électrique et création d’aires de loisirs. Aujourd’hui, sur l’ensemble du globe, environ 40 % des barrages servent à l’irrigation et 40 % à la production d’électricité; un homme sur dix à travers le monde doit sa survie à leur existence.

Mais les bénéfices escomptés de ces ouvrages parfois grandioses ne sont pas toujours au rendez-vous en raison de leurs effets néfastes sur les régimes hydrauliques des rivières, sur la qualité de leurs eaux et sur le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Certains d’entre eux sont même considérés aujourd’hui comme des échecs patents. C’est le cas par exemple des deux barrages aux conséquences funestes construits sur le fleuve Sénégal : aujourd’hui le fleuve se meurt au cœur d’une région qui se désertifie.

Voici quelques effets induits par ces aménagements sur l’environnement. Ils condamnent la flore et la faune de toute la région submergée par le lac de retenue.

Ils transforment un système d’eau courante en un système d’eau dormante, modifiant la composition des peuplements végétaux et animaux du cours d’eau. Certaines espèces de poissons migrateurs notamment disparaissent, leur route vers les frayères étant coupée. La vidange décennale des ouvrages de plus de 20 mètres de haut, imposée par la réglementation française à la suite de la catastrophe du barrage de Malpasset en 1959, exerce-t-elle aussi un effet particulièrement néfaste sur la faune aquatique en aval de la retenue.

Ils perturbent fortement le régime hydrologique du cours d’eau en aval de la retenue, ils suppriment totalement les crues et les zones humides.
Ils sont à l’origine d’importantes pertes d’eau par évaporation, surtout en milieu tropical. Ainsi, le lac Nasser (barrage d'Assouan) perd chaque année 10 milliards de mètres cubes d’eau par évaporation.

Ils retiennent les limons dans les lacs de retenue, ce qui a d’importantes conséquences tant en amont qu’en aval. L’accumulation progressive des limons en amont induit une eutrophisation de la retenue et donc une dégradation de la qualité de l’eau. En aval, l’eau n'est plus naturellement enrichie par ces limons : en Égypte, par exemple, la construction du barrage d'Assouan a supprimé l’apport des limons qui fertilisaient les terres agricoles bordant la vallée du Nil et des engrais artificiels ont dû être substitués à ces engrais naturels. Toujours en aval, le lit du cours d’eau s’enfonce car les sédiments continuent à être charriés plus loin encore sans être remplacés. Enfin, à l’embouchure du cours d’eau, l’arrêt des apports de sédiments conduit au non-remplacement des sables et des limons emportés par les courants marins ce qui diminue la productivité biologique des milieux côtiers.

Ces considérations ont conduit à l’abandon du projet de grand Canal Rhin Rhone en 1997. Il avait été qualifié de « crime contre l’environnement »
Les barrages peuvent aussi entraîner une salinisation des nappes phréatiques côtières en empêchant les apports d’eau douce et en favorisant ainsi les intrusions d’eau de mer.
Il n’est donc pas surprenant que le projet de barrage de Vendée eau se heurte à la loi sur l'eau, moins favorables à ce type d'aménagement.
Cette législation est inspirée de la directive européenne qui met en avant les conséquences sur l'environnement de tels projets : Et on comprend pourquoi.
Sous la pression des évidences écologiques, Vendée eau a dû engager une étude complémentaire, comparant deux solutions : le barrage et le pompage d'eau dans la Loire, en amont d'Ancenis, pour tenter de se réfugier derrière des considérations financières.
Pour le président de Vendée eau « Sur un plan technique, le stockage d'eau à proximité des lieux de consommation s'impose. Avec un niveau adaptable au quotidien, la gestion est plus efficace » Il n’évoque pas les conséquences écologiques. On aurait souhaité son avis.
Au plan financier, Vendée eau affirme sans le démontrer que « la construction d'un barrage revient à 25 millions. Le raccordement à la Loire par un réseau de 120 km de conduites coûterait 60 millions »
Mais la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture fait valoir que le barrage ne doit être qu'une solution de repli, après avoir démontré qu'il n'y a pas d'autre solution. » Selon ce service de l’Etat, le coût environnemental du barrage est supérieur à celui de la conduite. Ce coût évalue leur impact sur la faune et la flore, mais aussi sur les activités humaines. « En intégrant les coûts environnementaux, le prix devient comparable avec le pompage en Loire »
Mis en difficulté par les arguments des services de l’Etat, Vendée eau avance les avantages de sa solution en termes de délais de réalisation : « nous sommes propriétaires des 250 ha nécessaires à la réalisation du barrage. Nous sommes dans la capacité de le construire dans les deux ans. Le transfert à partir de la Loire nécessite de contacter tous les propriétaires concernés par le passage des conduites, en Maine-et-Loire et en Vendée. C'est l'affaire d'au moins trois à quatre ans. »

Depuis le mois de septembre 2009, des communiqués alarmistes alimentent cette peur contemporaine. Ainsi le journal Ouest France du mardi 13 octobre relatait en ces termes « Eau : état d'urgence dans le nord-ouest …..Le Marais breton, dans le secteur allant de Challans aux portes des Sables-d'Olonne, est à la limite de la rupture »
On se serait cru au Sahara !!!!!

Ouf, la nature a repris ses droits et on apprend le mardi 03 novembre 2009 que « Les pluies de ces dernières semaines ont permis de recharger certains barrages, en particulier ceux qui tiraient la langue, comme à Apremont » Ouest-France

Devant ce « tapage médiatique » on ne résiste pas à l’envie de rappeler nos leçons de choses apprises depuis que Jules Ferry a institué l’obligation de l’enseignement. Ces leçons sont appelées aujourd’hui « sciences et vie de la terre »
Je ne résiste pas à l’envie de montrer le schéma du cycle de l’eau que nous avons tous appris dans nos écoles primaires voir l'image précédente introductive du débat:
A cette description s’ajoutent les prévisions de réchauffement de la planète. Il y aura donc davantage d’évaporation, donc de précipitations. Certes, celles-ci ne sont pas garanties sur la parcelles X Y ou Z de telle ou telle commune.

Peut-on raisonnablement revendiquer un droit départemental à l’autonomie des approvisionnements pour justifier une demande de retenue d’eau ? La reconnaissance de cette revendication serait une négation des solidarités républicaines dans l’Etat unitaire de la République Française.

Ce projet de coûteuse infrastructure localisée me parait destiné à réduire les risques de variation des revenus d'une poignée de gros producteurs agricoles spécialisés. Ces producteurs savent que le seuil de rentabilité de l'exploitation laitière de demain sera de plus en plus élevé.
La crise actuelle du prix du lait est révélatrice. Eu égard à l’évolution du prix du marché mondial, le seuil de rentabilité de l’exploitation agricole est prévu à au moins mille têtes de bétail, voire deux milles…. Les besoins en eau seraient alors considérables et disproportionnés par rapport aux ressources de certains territoires de la Vendée qui devront recourir de manière encore plus intensive à l’irrigation. L'irrigation L’irrigation présente deux inconvénients majeurs pour les milieux aquatiques : elle est grande consommatrice d’eau et peut accélérer la désertification de certaines régions. Le pompage abusif d’eau fluviale à des fins d’irrigation peut progressivement conduire à l’assèchement des territoires situés plus en aval. Dans ce contexte, la variation saisonnière des ressources en eau devient incompatible avec la production du maïs par exemple.
Le projet de barrage, financé par la collectivité, apparaît comme une tentative de prévention des risques de variations saisonnières de revenus de quelques gros producteurs agricoles. Une tentative seulement car sans pluie suffisante pour maintenir un niveau de remplissage convenable, il ne servirait à rien sinon à entretenir à court terme les faux espoirs d'une clientèle électorale savamment apeurée. Le calendrier du débat est étrangement électoral.

La question fondamentale qui se pose aux vendéens du littoral est de savoir quel est, au regard de l'intérêt général, le secteur de production prioritaire dans le nord-ouest de la Vendée? · Le tourisme ou l'agriculture intensive ? La majorité départementale choisit de donner la priorité à l'agriculture intensive au mépris des directives européennes sur l'environnement et la protection des écosystèmes. N'oublions pas que les pollutions générées par l'agriculture intensive contrarient les perspectives de développement touristique sur le littoral, richesse naturelle de la Vendée.
Pascal Gracia Militant associatif au Château d’Olonne (5/11/2009)

20/10/2009

TMB : questions à l'Assemblée Nationale

COURRIEL ADRESSE le lundi 19 octobre 2009 aux membres de la Commission du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire : 72 membres ! quand même

bonjour,

j'ai découvert récemment qu'en Vendée seraient répandus des déchets sales , triés, criblés, certes avec 20% de déchets verts le tout fermenté pendant 1 mois, et déposés sur des cultures agricoles Cela s'appelle le trimécanobiologique ou TMB .
Un peu intriguée par cette annonce et après documentation, j'ai appris qu'effectivement tous les polluants chimiques et métalliques ne seraient pas *retraités *mais resteraient bien mélangés au futur compost. De plus, monsieur Luc GUYAU à la chambre d'agriculture de Vendée a déclaré par voie de presse que ce compost serait bientôt "recevable" pour les agricultures classiques ...et l'agriculture bio! Dont acte !

Que pouvons nous faire puisqu 'aucune réunion publique avec débat contradictoire (démocratie avons nous cru ?) n’est autorisée par le conseil général et TRIVALIS. Les deux premières enquêtes publiques sont défavorables au projet au 2/3. Les Verts, les associations nature affiliées à la FNE ou non, des associations citoyennes, *des élus*, des partis politiques, des citoyens lors des enquêtes publiques ont refusé ce "process".Ce dernier a d'ailleurs été jugé trop peu"conforme " par l'ADEME, la FNE, le CNIID,des congrès de médecins tirent la sonnette d'alarme sur les maladies induites par l'alimentation frelatée....En Vendée les sols seront irrémédiablement pollués déjà que ...pendant plus de 20 ans ..

Ailleurs aussi puisque 60 TMB sont programmés.

Pourquoi ne pas évoluer vers le biogaz nouvelle formule ou même le remblaiement comme en Allemagne, en Belgique ou ailleurs ? Ces gros tuyaux , jouets , dont rêvent nos élus peuvent peut-être connaître un autre sort sans perte d'argent trop importante...D'ailleurs les dernières nouvelles sur les polluants plastiques font craindre pour la pérennité d'un tel projet. Mais en Vendée, _il faut foncer avant qu'un texte ne sorte _et même s'il sort.ici la légalité est un peu "boulversifiée"

Sommes nous donc des citoyens de seconde zone en Vendée ou ailleurs bientôt...?, si peu respectés pour que des responsables politiques menés par des industriels du tuyau soient devenus aussi hermétiques à nos inquiétudes ?

Nous avons tous émis des projets de traitement différent du déchet, avec l'avantage de ne pas coûter aussi cher, de ne pas polluer notre terre agricole, et de ne pas nous intoxiquer...mais aucune réunion publique aucun débat n'est possible avec les donneurs d'ordre..Seuls les maires et des élus, ont été "convoqués" pour voter non pas en leur âme et conscience mais comme le conseil général le voulait , .et seule la propagande de TRIVALIS a été martelée Surtout pas d’avis d’expert médical ou de santé publique. Seule la voix d'industriels..Quand on connait les tristes affaires de l'amiante, de l'uranium en remblaiement et du sang contaminé ...on peut avoir des sueurs froides. "Veulent-ils nous tuer ?"

J'ai frappé à bien des portes, radio , médias, politiques, journaux .Tous paraissent conscients du problème .Mais la chape de plomb est incroyable. Nous avons menacé d'agir si le principe de précaution était bafoué, mais cela met combien de temps à se déclarer une maladie auto-immune, une SEP, *suite à un empoisonnement alimentaire lent et volontaire *? Et si c'était cela la vraie raison du laxisme politique et industriel ?.. Le temps. Et puis tous ces décideurs sont déjà vieux. Alors les jeunes générations géreront .n'est ce pas !
Quelles démarches nous conseillez vous?
Je vous remercie de m'avoir lue martine Guyot Alternative Citoyenne

08/10/2009

un homme informé est un citoyen

TRIVALIS PRIVE LES HABITANTS DES OLONNES D’UN DEBAT PUBLIC SUR LE TMB ( Trimécanobiologique)



Nous étions nombreux à avoir demandé et obtenu du commissaire enquêteur qu’il prolonge la durée de l’enquête publique, «malencontreusement» programmée en pleine saison estivale.

Nous étions tout aussi nombreux à «réclamer» à ce même commissaire enquêteur qu’il organise LA réunion publique qui aurait enfin permis à nos concitoyens de comprendre de quoi il s’agit.


La réponse vient de nous parvenir : TRIVALIS refuse de débattre !

TRIVALIS décline notre invitation !

Tout était pourtant prêt : la salle étant réservée, J.Y Burnaud avait accepté d’user de son influence et de son statut de maire pour inviter TRIVALIS à participer au débat public que nous avions l’intention d’organiser et à nous expliquer enfin par quel miracle le TMB va transformer le contenu de nos poubelles grises en compost de première qualité…

Nous aurions pourtant bien aimé savoir…

Pour dire la vérité, c’est avec les militants de la FEVE que TRIVALIS a refusé de débattre ; Il est vrai que ces gens-là sont bien audacieux ! Respectueux des conclusions du « Grenelle de l’environnement », ces « irresponsables » martèlent qu’il faut d’abord…responsabiliser le citoyen; ils prétendent que c’est par la mise en place de la redevance incitative et par la formation au tri sélectif que l’on résoudra le problème complexe du traitement et de l’élimination des déchets, et non en produisant ce compost frelaté dont les autres pays européens, qui sont en avance sur le notre, viennent de stopper la fabrication à des fins d’épandage agricole..


Insupportable !


Depuis quand les « petites gens », aussi informés et intelligents soient-ils, s’accordent-ils le droit de contester ?

« Puisque vous n’avez pas voulu d’un incinérateur, vous aurez droit au TMB ! Il est inutile d’en discuter !»

C’est sans doute pour nous éviter cette « vilaine » réponse que TRIVALIS a refusé de se déplacer et de débattre.


TRIVALIS se targue pourtant par ailleurs de faire de la pédagogie.

C’est peut-être vrai ; mais à condition de ne pas confondre « sujet docile » et « citoyen responsable »…


Alfred Sauvy a écrit : « un homme qui n’est pas informé est un sujet, un homme informé est un citoyen »

Alain GUYOT

Conseiller municipal du Château d’Olonne

Président d’Alternative Citoyenne au Château

28/09/2009

Une réaction sur l'intervention d'Alain GUYOT

Serge a écrit

Moi, j'ai beaucoup apprécié l'intervention d'Alain, mardi soir au Conseil Municipal...

Il est important de rappeler, à chaque occasion, qu'il n'y a pas de débat dans notre Commune.

J'habite à Château d'Olonne depuis 1989 et autant que ma mémoire me le permette, je ne me souviens pas d'avoir pu participer à une réunion de quartier. Les Plesses, sont trop loin du bourg pour y aller à pied (sans rappeler que rien n'est fait pour les piétons) et de l'autre côté, l'avenue de Talmont n'a jamais fait l'objet d'aménagement conséquent pour faciliter l'accès aux Océanes.
Et pourtant M. le Maire était directeur de la clinique... et bien si vous avez un parent, un ami, une connaissance à la clinique et que vous souhaitez lui faire deux ou trois courses, faites l'essai à pied pour aller à Géant... on en reparle après... c'est un exemple, je pourrais en donner d'autre...

Ce que je reproche aujourd'hui à nos dirigeants communaux, c'est l'absence totale d'écoute. Nous pouvons avoir des points de vue différents, et aussi des points d'accord, encore faudrait-il s'écouter. Alors, rappeler régulièrement qu'il faut débattre... merci Alain !!

Usine de traitement des ordures ménagères

un reportage interessant diffusé vendredi 25 septembre 2009 par TF1
Pour le visionner clic sur ce lien. Vous comprendrez mieux pourquoi notre opposition au projet de TMB du Département et voté par la majorité du conseil municipal

27/09/2009

Conseil municipal du 22 septembre 2009

Intervention de Alain GUYOT, conseiller municipal et président de l'association Alternative Citoyenne

Monsieur le maire,
Dans votre intervention vous venez de nous demander de respecter votre point de vue sur la fusion , et de nous comporter en démocrates…
…et c’est justement de démocratie dont je vais vous parler ;
s’agissant du débat sur la fusion, je n’interviendrai donc pas sur le fond (Jean-Claude Rossignol et Francine vrignon s'en chargeront) mais sur la forme.

Car il vient de se produire hier quelque chose de très grave :
en assignant en référé Jean –Claude Rossignol, au motif qu’il avait divulgué un texte préparatoire au débat de ce soir, vous avez voulu nous empêcher d’associer nos concitoyens au débat… !
Ce qui montre que vous avez une conception toute particulière de la démocratie locale !

Le juge naturellement vous a débouté, estimant votre requête non motivée.
Mais cette décision laisse les frais d’avocat à la charge de Jean-Claude Rossignol, alors que les frais engendrés par votre recours abusif seront supportés par le budget municipal, et donc par les contribuables ;
Votre recours fut anti-démocratique !
Ses conséquences financières ne sont ni justes, ni morales !

Vous semblez allergique au débat ; or la démocratie repose sur le débat contradictoire : les différents points de vue doivent pouvoir s’exprimer librement ;
Mais vous, sur les grandes questions, vous faites en sorte que le débat n’ait pas lieu, ou soit escamoté.
Vous commencez par nous compliquer les choses : avant chaque conseil municipal
les questions et les dossiers (quand il y en a) nous parviennent au dernier moment ; tout est fait pour mettre l’opposition en difficulté.
Est-ce cela être démocrate ?

Quelques exemples récents :
« Le barrage sur l’Auzance » : il n’y eut ni dossier ni débat !
Vous avez dit : « nous allons manquer d’eau ; le conseil général nous demande de nous prononcer pour la construction de ce barrage ! » et le débat s’est limité à cette déclaration !
Nous avons eu beau réclamer une étude, notamment des coûts environnementaux, rien n’y a fait ! et votre majorité a apporté son soutien au conseil général, comme un seul homme, sans en discuter, alors que le « Grenelle de l’environnement » condamne désormais toute initiative de ce genre !

Autre exemple : « le TMB »
A cette occasion vous n’avez fait que relayer les contre vérités proférées par Trivalis et le conseil général, à propos de l’Ademe, de la convention agricole, des scientifiques .
Non ! monsieur le maire, les scientifiques ne sont pas partagés ! Ils sont tous opposés à la fabrication d’un compost par TMB ! et ceux qui sont favorables à ce procédé ne sont pas des scientifiques mais des techniciens qui sont liés aux industriels impliqués dans le traitement des déchets. (On comprend bien pourquoi ces derniers ne sont pas favorables à la mise en place d’une redevance incitative qui réduirait le volume des déchets à traiter… !)

Vous avez ensuite passé la parole à Jean-Pierre Heuzé.
Il n’a pas, lui non plus, avancé d’argument en faveur du TMB.
Il s’est contenté de nous livrer son CV !
Cet ancien officier des pompiers, après avoir souligné qu’il était lui-même commissaire enquêteur et … grand père … nous a dit sa certitude que le TMB était le bon choix. Sans
aucune explication.
Avec un tel profil, qui mieux que lui pouvait défendre le choix de Trivalis et du Conseil Général ?
« Rentrez chez vous bonnes gens, et dormez tranquilles ! Je veille sur votre santé et sur votre sécurité ! »
Et voilà comment vous avez faussé le débat !
Est-ce cela être démocrate ?

Dans un instant nous engagerons le débat sur la fusion, et ce débat comme je l’ai dit tout à l’heure, vous avez d’abord tenté de le miner en demandant à la justice de faire taire Jean-Claude Rossignol.

Monsieur le maire, cessez de maltraiter votre opposition !
Normalisez nos relations ! Ecoutez-nous ! Respectez-nous !

Alain Guyot

NDLR Chacun se demande pourquoi cette intervention d'un opposant de gauche, n'a même pas été évoquée par la presse locale.

25/09/2009

Vendéens, citoyens de seconde zone ?

Pourquoi, en Vendée sommes nous traités comme des citoyens de
seconde zone ?

Lu au détour d'une flânerie sur le Web concernant la gestion de nos déchets, un article d'actu environnement.
Cela se passe à Paris, où la gestion des tonnes de déchets doit mobiliser une armée de techniciens, d'experts et de compétences affirmées :
Le Futur centre de traitement de déchets ménagers d'Ivry Paris XIII

Mise en place d'un tri mécanobiologique
« Estimant que la mise en place d'un tri sélectif des biodéchets est trop compliquée pour l'instant dans un secteur très urbain et très dense, le SYCTOM a choisi de mettre en place un tri mécanobiologique.
Les ordures ménagères résiduelles seront ainsi triées afin d'isoler la part fermentescible qui sera envoyée dans un méthaniseur (de 35 à 39%), la part recyclable qui rejoindra les collectes sélectives (de 3 à 9%) et les éléments indésirables ou dangereux qui seront envoyés en centre de stockage (de 4 à 14%). Le volume restant sera incinéré »
En Vendée le tri sélectif de biodéchets ne dépend que de la volonté de s’y mettre, et certaines communes s’y sont mises ! Alors ?
En ce qui concerne l’aspect énergétique de l’usine et l’économie possible :
170.000 MWh de biogaz valorisable en carburant pour le parc de bennes à ordures.
Neuf réunions publiques pour aborder les points clefs du projet.
Parce qu’il semble bien que dans certains départements les intelligences mises en commun aboutissent à des projets mieux construits :
Le Président de la Commission Particulière reconnaît « qu'il n'est pas toujours facile pour un maître d'ouvrage de donner en pâture un projet préparé depuis plusieurs années », mais précise que de nombreux projets ont été améliorés grâce au débat public : il cite par exemple le projet CDG express dont » le débat public a permis de faire émerger une solution moins coûteuse proposée par une association et qui est aujourd'hui le projet retenu par RFF. Les projets sont soit transformés, soit mieux compris ou parfois abandonnés »……: » le SYCTOM se réjouit de ce débat public, c'est une chance supplémentaire d'approfondir et d'élargir la concertation et de sensibiliser notre population, » a déclaré François Dagnaud son Président
Vous ne rêvez pas : la démocratie fonctionne mieux ailleurs qu’ici.
Manifestement le Conseil général de vendée et Trivalis nous prennent pour des débiles.. Mais nous, citoyens de Vendée, considérons leur projet de TMB pour compostage agricole ; frelaté, dangereux et non recevable sous cette forme. Il est même à craindre que le choix de ce type de TMB appartienne à une époque déjà révolue (lire la réponse de Chantal JOUANNO sur le sujet)

Etaient-ils bradés parce que déjà dépassés ? au prix qu’ils vont nous couter !
martine guyot Alternative Citoyenne
le 24 septembre 2009

Archives du blog

Qui sommes nous ?

Ma photo
Château d'Olonne, Vendée, France
Camus disait : "Rien n'est vrai qui force à exclure "